La perméabilité à l’air d’une fenêtre est mesurée en laboratoire selon la norme NF EN 1026, le classement est établit selon la norme NF EN 12 207 (cf. fiche sur l’essai de perméabilité à l’air).
    Cet essai détermine les fuites de la fenêtre : entre ouvrant et dormant, entre vitrage et ouvrant, etc.
    Le montage est considéré étanche.

    La perméabilité à l’air de l’ouvrage, est la perméabilité de la fenêtre mise en œuvre dans son gros œuvre. Elle tient compte des tolérances de mise en œuvre, des défauts d’étanchéité et des défauts liés aux fixations.
    La perméabilité à l’air de l’ouvrage est fondamentale pour des questions de consommation d’énergie pour le chauffage. C’est la raison pour laquelle une limite a été imposée dans la règlementation thermique RT 2012.
    Cette limite est fixée dans l’article 17 de l’arrêté du 26 octobre 2010, relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et parties nouvelles de bâtiments.

    Art.17. – Pour les maisons individuelles ou accolées et les bâtiments collectifs d’habitation, la perméabilité à l’air de l’enveloppe sous 4 Pa, Q4Pa-surf est inférieure ou égale à :
    0,60 m3/ (h.m2) de parois déperditives, hors plancher bas, en maison individuelle ou accolée.
    1,00 m3/ (h.m2) de parois déperditives,  hors plancher bas, en bâtiment collectif d’habitation.

    Ces valeurs sont déterminées par mesure sur le bâtiment avec les fenêtres mise en œuvre et étanchées, par la technique de la porte soufflante (Blower door). La mesure de débit de fuite, est effectuée à 50 Pa, puis ramenée à 4 Pa par extrapolation.

    Pour les fenêtres, en fonction du classement vis-à-vis de leur perméabilité à l’air, établi selon la norme NF EN 12-207, le débit de fuite maximum sous une différence de pression de 4 Pa obtenu par extrapolation est :

        Classe A*2 : 3,16 m3/ (h.m2)
        Classe A*3 : 1,05 m3/ (h.m2)
        Classe A*4 : 0,35 m3/ (h.m2)

    La mise en œuvre d’une fenêtre ou porte fenêtre de classe A*2 nécessitera de compenser cette faiblesse relative de la fenêtre vis-à-vis de la perméabilité à l’air, par des parties d’ouvrages particulièrement performantes.

    L’avantage des fenêtres NF est constitué par la certification de la Classe A*, sur la base d’essais initiaux en Laboratoire, d’essais d’autocontrôle réalisés par le Fabricant (1 à 5 essais par mois selon la prodution) et d’essais de surveillance réalisés par FCBA ou le CSTB

    Votre choix se fera en fonction des critères suivants :

        Région climatique
        Catégorie de terrain d’environnement
        Hauteur du bâtiment au dessus du sol

    Un classement a été établi en fonction de trois critères A*E*V* (les étoiles montrent que les essais sont réalisés selon les normes européennes) : perméabilité à l’air (A*), étanchéité à l’eau (E*) et résistance au vent (V*)

    Le DTU 36.5 Partie 3 « Mémento de choix en fonction de l’exposition » indique, pour chaque situation, la performance A*E*V* minimale à laquelle la menuiserie doit répondre.

    Comment choisir vos fenêtres ? Téléchargez la brochure

    La norme NF DTU 36.5, parue en avril 2010, propose des clauses types pour la conception de la mise en œuvre de la menuiserie sur son support et les conditions de mise en œuvre des fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures quel que soit le matériau (acier, aluminium, bois, PVC, mixte …), en travaux neufs ainsi qu’en travaux de rénovation.

    Cette norme très illustrée explicite de nombreux détails de mise en œuvre. Parmi les points importants, il faut souligner la généralisation du calfeutrement sec (par mastic ou bande d’étanchéité), le calfeutrement humide n’étant pas autorisé  (sauf cas très exceptionnel de rénovation à l’identique). Le NF DTU 36.5 couvre aussi la mise en œuvre des fenêtres dans le cas d’une isolation par l’extérieur ou d’une ossature en bois et s’intéresse également à la mise en œuvre des fenêtres en bande. Ce NF DTU apporte des précisions qui concernent à la fois les chantiers neufs et la rénovation. Il détaille :

        Les modes et la position des fixations en particulier en traverse basse
        Le mode et la position du calfeutrement
        Le dimensionnement des pattes de fixation et des vis.

    Le fascicule de documentation FD DTU 36.5 P3, parue en octobre 2010, donne des indications permettant de guider la maîtrise d’œuvre dans le choix des classements à préconiser vis-à-vis :

        de la perméabilité à l’air
        de l’étanchéité à l’eau
        de la résistance au vent
        des efforts de manœuvre
        de la résistance mécanique

    Compte tenu de la situation de la fenêtre et de la porte extérieure.

    Oui, sous certaines conditions de performances d’isolation thermique

    Concernant les crédits d’impôts (extrait de l’article « Crédit d’impôt: informations obligatoires, critères d’attribution » de UFME).

    « Le crédit d’impôt « Développement durable » est un dispositif fiscal permettant aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses liées à la réalisation de certains travaux d’amélioration énergétique portant sur une résidence principale (qu’ils occupent ou dont ils sont bailleurs).
    Chaque contribuable peut bénéficier du crédit d’impôt, qu’il soit imposable ou non. Si le montant du crédit d’impôt dépasse celui de l’impôt dû, l’excédent est remboursé au ménage.

    Conditions d’obtention :

        Être locataire, propriétaire occupant ou bailleur, ou occupant à titre gratuit,
        Être fiscalement domicilié en France,
        Être bailleur et avoir opté pour le crédit d’impôt.

    Le logement :

        Résidence principale de l’occupant,
        Logement achevé depuis plus de 2 ans, loué nu comme résidence principale pendant au moins 5 ans.

    Pour inciter à la réalisation de rénovations lourdes, la majoration des taux de crédit d’impôt pour les travaux indiqués comme éligibles au bouquet de travaux est réservée aux dépenses portant sur une partie significative du logement :

        Les matériaux d’isolation des parois vitrées : les travaux doivent porter sur au moins la moitié du nombre de fenêtres,
        Les matériaux d’isolation des parois opaques en vue de l’isolation des murs, les travaux doivent conduire à au moins 50% de la surface totale des murs donnant sur l’extérieur,
        Les matériaux d’isolation des parois opaques en vue de l’isolation des toitures, les travaux doivent conduire à isoler l’ensemble de la toiture,
        Les chaudières ou équipements de chauffage ou production d’eau chaude fonctionnant au bois ou autres biomasses, les dépenses peuvent porter sur l’installation initiale ou le remplacement,
        L’acquisition d’équipements de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable reste éligible en soit,
        Les travaux de pose de l’échangeur de chaleur géothermiques sont éligibles au taux majoré au même titre que les pompes à chaleur géothermiques incluses dans la liste des catégories du bouquet   travaux.
       Pour en savoir plus : http://www.ufme.fr

    Si vous êtes fabricant de fenêtres et souhaitez pouvoir justifier du caractère isolant auprès de vos clients ou assureurs,  FCBA peut effectuer des calculs. Rappelons que les fenêtres certifiées «NF Fenêtres et Acotherm» ont des caractéristiques d’isolation thermiques et acoustiques déjà définies et validées, pouvant à ce titre servir pour les crédits d’impôts :

  • Les panneaux de particules (parfois appelés improprement "agglomérés"); les particules sont des copeaux bois résultant d'une fragmentation du bois, qui sont collées  les un aux autres puis pressées sous des température supérieures à 150°C, pour obtenir le panneau final.
  • Les OSB ("Oriented Strand Board", soit "panneaux de grandes particules orientés") : il s'agit de panneaux proches des précédents, mais les particules de bois sont plus grandes (10 à 15 cm de long), collées et pressées.
  • Les panneaux de fibres : Ces panneaux sont fabriqués à base de fibres obtenues par défibrage du bois. L'usage de colle n’est pas systématique dans les panneaux à vocation d’isolant), par contre les panneaux à usage général pour l’ameublement ou l’agencement  sont liés à la colle, pour avoir une cohésion suffisante. Il existe différents types de panneaux de fibres liés au procédé de fabrication ou à la densité du panneau: panneau tendre, mi-dur, dur, ainsi que les panneaux MDF (abréviation du terme anglais "Médium Density Fiberboard", soit "panneau de fibres de moyenne densité").
  • Le contreplaqué est un panneau fait de plusieurs couches de placages de bois collées les unes sur les autres. En général, les plis sont placés symétriquement de part et d'autre d'un pli central, ce qui donne un nombre de plis impair et une structure équilibrée.
D'autres types de panneaux existent, mais moins courants, qui peuvent être utilisés de manière variée : ameublement, construction, agencement, plancher, toiture … .
FCBA a édité un livre "Les panneaux à base de bois: guide des applications dans le bâtiment".  Ce livre détaille donc les utilisations de ces panneaux et leurs propriétés.
Présentation + prix de tous ces livres et CD-rom sur FCBA librairie

Oui, et ce n’importe où en France.
D’après l’article l’Art.L.133-4du CCH, « Dès qu´il a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou non bâti, l´occupant de l´immeuble contaminé en fait la déclaration en mairie. A défaut d´occupant, cette déclaration incombe au propriétaire. La déclaration incombe au syndicat des copropriétaires en ce qui concerne les parties communes des immeubles soumis aux dispositions de la loi no 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis. »
Il est conseillé de garder une trace de la déclaration (courrier RAR, ou justificatif de la mairie)

FCBA n'intervient habituellement pas pour le dimensionnement des structures bois ; par contre FCBA peut effectuer des validations de dimensionnement ou de structures bois dés lors qu’il s'agit de projets importants, tels bâtiments publics, gymnases, grands bâtiments,…
FCBA n’intervient pas sur  les maisons individuelles.
Pour un dimensionnement de charpente des habitations, il existe des bureaux d'étude spécialisés dans le bois: liste sur www.bois-construction.org. On peut aussi prendre l'avis de charpentiers sur place, mais souvent ils proposent des solutions pratiques sans délivrer de note de calcul.
Un livre  de FCBA reprend la démarche pour le calcul des structures bois, le livre s’appelle "Initiation à la charpente". En effet après les explications il propose des exercices de dimensionnement, et surtout il contient les abaques de dimensionnement sous forme de tableaux à 3 entrées combinant portée, section, et charge admissible.

Il existe plusieurs types de maisons bois :
- Le bois massif empilé : il s'agit de placer horizontalement des éléments de bois (rondins ou madriers, massifs ou reconstitués, calibrés ou non) les uns sur les autres. Cette technique assez ancienne, qui a permis la fabrication des chalets, est aujourd’hui utilisée pour des constructions nouvelles et à architecture variée.
- Le colombage : on utilise des éléments de bois verticaux de forte section entre lesquels se fait un remplissage (terre, briques, torchis). Cette technique assez caractéristique se retrouve bien visiblement dans certaines régions de France (Pays Basque, Alsace), mais ne se pratique quasiment plus en construction neuve de nos jours.
- L'ossature bois : la structure de la maison est constituée de montants et de traverses de bois de faible section et peu espacés qui forment un cadre sur lequel on va venir fixer des panneaux de contreventement à base de bois, avant de recouvrir l'ensemble de matériaux divers (plaques de plâtre, bardage bois, enduits,…). Le remplissage de ces « caissons » se fait avec des isolants. Cette technique ne laisse pas forcément de bois apparent, ce qui fait qu'on peut en aspect ignorer qu'il s'agisse d'une maison à ossature bois. C’est de loin la technique de construction bois la plus utilisée à ce jour.
- Les poteaux-poutres : dans le même esprit que l'ossature bois, cette technique constitue un cadre mais cette fois-ci les bois de plus fortes sections sont plus espacés et autorisent donc de plus grandes ouvertures (entrées, baies vitrées...). Le remplissage pet se faire notamment en panneau d’ossature, en maçonnerie, en surfaces vitrées.
 D’autres techniques peuvent exister, par exemple :
- maisons en bois massif posé verticalement et non plus horizontalement
- maisons en bois cordé : il s’agit de rondins de bois courts disposés les uns sur les autres perpendiculairement à l’épaisseur du mur qu’ils constituent, comme un empilement de bûches de chauffage, rondins ensuite fixés à l’aide d’un liant (sur les façades on voit dons les sections rondes des bois)
- …etc
Mais de telles techniques sont très peu mises en œuvre et d’importance économique quasi nulle en Europe, et seuls quelques auto-constructeurs les mettent en œuvre par eux-mêmes. De ce fait, aucun texte officiel (norme, DTU,…) n’existe à leur sujet, seuls quelques livres techniques peuvent parfois les aborder.
Le choix du type de maison dépend du choix du client ou de l’architecte, sachant que le système constructif « ossature bois » représente aujourd’hui 75% du marché de la maison bois. Un grand nombre d'informations sur les maisons bois, ainsi que des listes de constructeurs selon la technique employée et la finalité de la construction (habitat, bâtiment industriel ou agricole,...), se trouvent sur le site www.maisons-bois.org, site créé par AFCOBOIS (Association Française des Constructeurs en Bois)
Ces différentes techniques sont performantes d'un point de vue résistance au feu, à la pourriture, aux insectes,... pourvu qu'elles soient correctement mises en oeuvre (choix du bois, traitement éventuel, limiter les infiltrations d'eau, respect de la réglementation,...).
Pour en savoir plus sur la construction bois :
http://www.bois.com/
http://www.afcobois.fr/