De nombreuses initiatives ont vu le jour, notamment par anticipation
de l'interdiction de mise en décharge en 2002.
L'objectif poursuivi était de sensibiliser les entreprises
à la gestion de leurs déchets, d'organiser des
filières pour parvenir à collecter les déchets
selon la réglementation et aux meilleurs tarifs. Ces
opérations ont trouvé une justification particulière
dans le contexte des déchets dangereux générés
en petites quantités et de manière dispersée
(DTQD).
Ces actions ont été menées notamment
à l'initiative d'organisations professionnelles ou
de chambres consulaires (chambres d'agriculture, chambre des
métiers ou chambres de commerce) et avec l'appui financier
des ADEME, Régions et Agence de l'eau.
Quelques exemples permettant de tirer des enseignements
pour le secteur forestier
Les opérations "relais propre artisanal"
Plusieurs opérations coordonnées par les chambres
des métiers et de l'artisanat ont pour objectif d'éviter
que les déchets dangereux des professionnels ne se
retrouvent dans les ordures ménagères ou dans
les réseaux d'assainissement. Ces opérations
couvrent plusieurs corps de métier.
Par exemple en Aquitaine
- « Reflex nature » pour les photographes
- « Imprim Vert » pour les imprimeurs
- « Pressing propre » pour les pressing
- « Défi de l'environnement pour l'automobile
» pour les garages automobiles
De opérations similaires ont été menées
ou sont actuellement en cours dans différentes régions
françaises. Le principe de ces opérations
repose sur l'édition de plaquettes d'information
et une offre de service pour des conseils et des diagnostics
déchets dans les entreprises. L'organisme coordonnateur
consulte ou lance un appel d'offre pour identifier ou retenir
des sociétés de collecte pouvant intervenir
auprès de ce corps de métier à des
tarifs négociés, uniques et valables pour
tous. Les entreprises sensibilisées sont ensuite
libres d'adopter ou non la démarche et faire appel
à ce prestataire.
Les associations dentreprises
Ces démarches sont similaires aux opérations
précédentes mais regroupent des entreprises
de secteurs éventuellement différents mais
rassemblées sur des espaces géographiques
bine définis. On citera par exemple le club des entreprises
de Pessac, lassociation « Cépages »
pilotée par la CCI de Libourne et regroupant plus
dune cinquantaine dentreprises ou lassociation
« Terres de Provence » opérant sur le
parc dactivité de Géménos avec
plus de 80 entreprises depuis près de 6 ans.
Dans cette situation, le pilote de lopération
(associations ou CCI) peut négocier des tarifs particulièrement
intéressants parce que les quantités de déchets
mises en jeu sont importantes et parce que le coût
du transport est optimisé. Chaque entreprise reste
cependant indépendante dans sa gestion des déchets
et traite directement avec la société de collecte.
Dans le domaine agricole
Le secteur agricole a été à l'origine
de plusieurs actions collectives sur les déchets.
Dans le projet Plastagri (ayant bénéficié
d'un financement LIFE) orienté vers la collecte des
déchets plastiques des exploitation agricoles, le
principe était d'ouvrir plusieurs dizaines de points
de collecte dans les hangars de CUMA, dans des exploitation
ou des coopératives.
Sur une semaine dans l'année, les agriculteurs, informés
au préalable, pouvaient y apporter leurs déchets.
L'opération étant gratuite. L'opération
a été reconduite depuis chaque année
jusqu'à présent à l'initiative de la
fédération régionale des CUMA de Midi-pyrénées.
Des opérations similaires sont menées dans
d'autres régions.
D'autres actions sont menées pour massifier les
huiles usagées. De la même manière,
des points de collecte sont ouverts pendant une période
limitée de l'année. Tous les agriculteurs
peuvent amener leurs huiles usagées. Dans ce cas,
il n'y a pas non plus de contribution financière
puisque la reprise des huiles est gratuite.
Dans le secteur agricole, la filière ADIVALOR
www.adivalor.fr
est aujourd'hui l'un des exemples les plus avancés
de démarche volontaire. Créée en 2001,
cette structure est chargée de la collecte des emballages
vides de produits phytosanitaires (EVPP) et les produits
phytosanitaires non utilisables (PPNU) au niveau régional.
Le principe adopté est celui d'un apport volontaire
dans des points de collecte organisés par les fournisseurs
ou distributeurs à certaines périodes de l'année
(planning consultable en ligne www.adivalor.fr/collectes/lieux_dates_collecte.html).
Le coût de la collecte est assuré par les industries
phytosanitaires en plus de certaines aides publiques (Agence
de l'eau, MEDD).
Lopération « Collecte des déchets
dangereux du BTP »
En Midi-Pyrénées, l'ARCE (Association Régionale
Construire l'Environnement) http://arce.midipyr.free.fr/environ2.htm
initié depuis 2005 la démarche collective
« Collecte des déchets dangereux du BTP
». Elle vise plus particulièrement les pots
de peinture, vernis, solvants, colle et mastics.
Le dispositif, d'envergure régionale, est basé
sur un réseau de points de collecte. Il s'agit de
déchèteries ouvertes aux professionnels, de
distributeurs qui acceptent ces déchets ou encore
de professionnels du déchet qui disposent d'une plate-forme
de transit.
Dans le cas des déchèteries ou des collecteurs
professionnels, une grille tarifaire est appliquée
en fonction du type de produit et du poids. Chez les distributeurs,
la gestion des déchets est facturée au client
sur la base du poids (une balance est installée)
selon un tarif correspondant au coût réel de
reprise des déchets. Le distributeur remet un bon
de dépôt servant de justificatif.
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