SISBOIS : Comportement parasismique

SISBOIS : Comportement parasismique
Le projet SISBOIS, mené en collaboration avec le département Génie civil et Environnemental de l'Institut de Mécanique et d'Ingénierie de l'Université de Bordeaux a pour objectif d’améliorer les connaissances scientifiques sur le comportement sismique des murs à ossatures bois (avec panneaux agrafés ou pointés) afin d’optimiser leur dimensionnement aux séismes.

SISBOIS étudie et modélise le comportement des maisons à ossature en bois dans le but de produire une méthodologie de calcul dite capacitive (méthode N2), adaptée à l’évaluation de la tenue des maisons bois aux sollicitations sismiques.

Développement de la méthode capacitive dite N2 pour les murs à ossature bois :

Lors du développement de cette méthode aux murs à ossature bois, deux types d’approche d’obtention de la raideur initiale des murs ont été examinés :

Le premier à partir de la réalisation d’essais cycliques, ce qui n’est pas toujours possible lors d’une utilisation en ingénierie. A partir des données d’essais menés dans SISBOIS et du précédent projet SISMOB3, nous avons montré que l’utilisation de la méthode N2, développée à partir des courbes enveloppes des essais cycliques, donne une bonne estimation des valeurs expérimentales des déplacements en tête de mur obtenues lors des essais dynamiques

le second à partir de modèles analytiques intégrant les caractéristiques géométriques et matérielles des MOB. L’estimation de cette raideur par calcul analytique à partir des caractéristiques géométriques et matérielles des éléments de MOB montre un écart relatif allant jusqu’à 30%.

Estimation du coefficient de comportement q pour les murs à ossature bois avec panneaux OSB de 12 mm d’épaisseur fixés par agrafes sur la base de trois campagnes expérimentales :​

De nouveaux questionnements sont apparus au cours de ces trois ans de projet ouvrant ainsi de nouvelles perspectives notamment :

Influence des ouvertures sur le comportement dynamique des éléments de MOB
Les méthodes de dimensionnement n’intègrent pas les MOB contenant ces ouvertures. Leur intégration nous semble intéressante aussi bien des points de vue mécanique qu’économique
Application de la méthode à d’autres cas réels
notamment pour des structures à plusieurs degrés de liberté
Point de vue expérimental
des essais sur des éléments de MOB présentant des ouvertures à l’échelle 1 et des essais sur des structures multi-étagées (même à l’échelle réduite tenant compte des caractéristiques de la table vibrante) seraient à envisager
L'endommagement d’une structure
fait "glisser" la période propre durant l’action d’un séisme. Les méthodes capacitives intégrant des courbes de poussée progressive adaptatives (le chargement devenant évolutif) pourraient reproduire ce phénomène. La mise au point d’une méthodologie simplifiée tenant compte de ce pont semble une voie intéressante
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Partenaires sur ce projet :
le laboratoire I2M de l’Université de Bordeaux I et l’Institut Technologique FCBA

Financeurs :
Conseil Régional d’Aquitaine, ANRT, CODIFAB