CFBL participe activement à l’Observatoire du coût technique de machines forestières porté par la FNEDT avec l’appui technique de FCBA, auprès de France Bois Forêt. Eric Paillot1, directeur d’agence de CFBL et gérant de MECAFOR, nous explique l’intérêt d’un tel outil pour la filière forêt-bois.
« La guerre en Ukraine déclenchée en 2022 a entraîné une forte hausse des prix des carburants. Cette situation nous a conduits à nous interroger sur le coût précis de ce poste sur nos équipements. Un sondage auprès de la profession nous a démontré que personne ne le connaissait réellement. Il fallait remédier à cette problématique ».
Eric Paillot explique ainsi son implication dans la création par FCBA d’un Observatoire du coût technique de machines forestières dont il a été moteur. « Il nous a paru nécessaire de disposer d’un outil académique émanant d’une structure indépendante reconnue pour la qualité de ses études pour justifier des surcoûts énergétiques enregistrés ».
Grâce à lui, CFBL a observé que le Gazole Non Routier (GNR) représentait 12 à 15% du prix avant la crise, contre 22% aujourd’hui. L’initiative avait d’autant plus de sens que la reprise économique mondiale qui a suivi la sortie du Covid a fait flamber le prix des composants en raison d’une pénurie de matières premières, rendant la démarche encore plus utile.
« Au-delà du carburant, l’Observatoire nous permet de disposer d’un pool d’informations très précises sur les différents postes qui entrent en ligne de compte dans l’évaluation du coût global d’une machine ».
Ces informations sont loin d’être anodines quand on sait que le groupe CFBL investit 3 M€ par an pour renouveler son parc machines et qu’au total, la filière forêt-bois achète 100 à 150 M€ de matériels neufs par an.
Les données recueillies constituent donc un atout pour comparer les différentes propositions du marché, ce qui a d’ailleurs conduit les professionnels à aller plus loin en demandant à FCBA de mettre en place un Observatoire du prix d’achat (prix catalogue hors options en France) d’engins forestiers en se rapprochant de chaque constructeur et/ou distributeur.
Si Eric Paillot reconnaît que la compilation des indicateurs pour nourrir l’Observatoire prend du temps, il reste persuadé du bénéfice de cet investissement.
« Jusqu’à présent, nous pilotions la gestion de notre parc-machines à vue. Désormais, nous disposons d’un outil d’une grande fiabilité et d’une totale transparence nous permettant d’élaborer en toute connaissance de cause une stratégie d’amortissement ».
1 Eric Paillot est également Président du Conseil d’Administration de l’école forestière de Meymac