Reconnu d’intérêt général depuis sa création en 2014, le Fonds de dotation Plantons pour l’avenir œuvre via différents programmes, dont essentiellement le programme PLANTER destiné à aider au (re)boisement des forêts françaises.
Via son programme INNOVER, le Fonds aide aussi à améliorer en continu les conditions de gestion forestière pour des forêts plus résilientes. Ainsi, il finance plusieurs projets de RDI dont, depuis 2021, le projet Adapt’Avenir, coordonné et animé par FCBA en collaboration avec les coopératives forestières Alliance Forêts Bois, CFBL, Forêt d’ici et Unisylva.
« Nous savons que la forêt – qui dépérit malheureusement aujourd’hui à certains endroits – doit être plus résiliente à l’heure du dérèglement climatique, ce qui implique la plantation d’essences plus résistantes. Pour cela, nous avons besoin d’étoffer la recherche, par des expérimentations qui complèteront d’autres programmes dont des projets de recherche fondamentale que nous accompagnons également. L’objectif est de contribuer à enrichir les connaissances collectives sur ces sujets majeurs pour notre avenir » résume Sabrina Fuseliez, directrice déléguée du Fonds de dotation.
Le projet Adapt’avenir s’organise en trois axes.
- Le premier consiste à tester des essences et des provenances d’arbres et à mettre en place des îlots d’avenir à l’échelle d’une station forestière.
- Le second expérimente des techniques de gestion sur des peuplements qui dépérissent à cause du changement climatique afin de comprendre comment mieux les accompagner.
- Le dernier consiste à évaluer des modalités de mélanges et leurs schémas d’installation afin d’identifier les plus appropriés.
« Le choix de confier à FCBA le rôle de coordinateur de ce projet nous a semblé évident. Il s’agit de l’organisme de référence créé par la filière bois et dont la qualité scientifique est connue et reconnue. Il dispose par ailleurs de compétences tout au long de la chaîne de valeur du bois.
Cette vision globale lui permet d’être au cœur d’un réseau et de faire le lien avec bon nombre de travaux en cours afin de proposer les meilleures expérimentations » précise la directrice déléguée de Plantons pour l’avenir.
Un projet d’envergure et en réseau
Sabrina Fuseliez souligne par ailleurs l’envergure du projet qui, grâce aux territoires sur lesquels interviennent les coopératives forestières, permet de couvrir un large spectre de massifs forestiers, à travers 92 sites et 276 unités de mesure, à ce jour répartis sur toute la France métropolitaine.
Elle met aussi en valeur son esprit fédérateur : « Adapt’Avenir fonctionne en réseau puisqu’il mobilise les équipes de FCBA, notre ingénieur forestier et les techniciens et ingénieurs des coopératives forestières. » Ces dernières proposent en effet des sites d’expérimentation qui répondent aux objectifs du projet, puis réalisent les installations et les mesures des placettes de test.
Le parti pris est de couvrir une plus grande diversité de milieux et de pratiques. Le rôle de FCBA est de coordonner les mesures au niveau national et d’assurer l’homogénéité du format des données pour aboutir à une analyse transversale. Le projet commence, au bout de 5 ans, à voir poindre ses premiers résultats.
« Les résultats seront diffusés dès lors qu’ils seront suffisants ; la croissance des arbres étant mesurée sur du temps long. Même s’il faut être à la fois humble dans les attendus et prudent, des premiers enseignements pourraient être communiqués prochainement » annonce Sabrina Fuseliez, soulignant à ce titre les bénéfices qui pourraient découler in fine du projet Adapt’Avenir.
« Il est important d’avoir un panel d’essences vers lesquelles se tourner, ce qui viendra compléter celles qui montrent déjà leur haut potentiel de résilience. Certaines semblent démontrer au contraire leur fragilité et il est essentiel pour les conseillers forestiers de pouvoir recommander des essences prometteuses et adaptées à l’avenir ; il en va de la santé des forêts et de notre santé à tous. Si nous reboisons demain avec de nouvelles essences plus résistantes, l’impact sera durablement positif pour l’économie, la société et l’environnement ».